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Articles avec #musee bargoin

Une acquisition pour le Musée Bargoin

12 Mars 2012, 20:58pm

Publié par AMA

Trouiller 001Le 2 mars 2012 une vente aux enchères de livres anciens se tenait à Clermont-Ferrand. L'un d'eux suscita notre curiosité ayant également attiré l’attention de la conservation du Musée Bargoin : le catalogue manuscrit d'un clermontois de la fin du XIXe siècle, collectionneur d'objets antiques.

 

La conservation n'étant pas en mesure de se porter acquéreur de cet ouvrage nous avons été particulièrement heureux de pouvoir l'acheter pour le déposer dans ses collections.

 

Ce manuscrit présente de multiples intérêts. Il est d’abord le reflet du goût d'un collectionneur local, particulièrement attiré par les objets provenant des fouilles réalisées à la proximité immédiate de sa ville de résidence. De plus ce catalogue est documenté puisque Tardieu, en mars 1887, écrivait dans son journal : “M. Cromarias, 59 rue Blatin à Clermont-Ferrand, qui est propriétaire d’une des plus notables maisons de pâtes d’abricots, fruits confits d’Auvergne, possède une remarquable collection d’objets gallo-romains exposés avec goût dans les vitrines de son magasin. C’est un choix parfait qui fait beaucoup d’honneur à ce collectionneur. Mes compliments à M. Cromarias.”

 Dans l’ouvrage acheté les objets sont classés par genre : VERRES (Vases, urnes funéraires et cinéraires, lacrymatoires, vases à parfum, verres à boire, bouteilles, assiettes en partie trouvés dans des tombeaux), POTERIES EN TERRE (lampes, divinités, statuettes., vases en terre grises et noires, amphores, tirelires), BRONZES (lampes, bijoux, statues, armes et outils, clefs, chaînes, disques), FERS (lances, javelots, fers de cheval, éperons, serpes, lames, coffrets, serrures, plombs) ; pierres gravées, sifflets en os et ivoire, etc. Surtout, ils sont soigneusement décrits, avec indications des provenances (certaines pièces auraient pu être soustraites du trésor de Manson que l'on pensait jusque là complet), dates et lieux des découvertes et éventuellement circonstances de revente.Trouiller_000.jpg

 

Si jusque là notre soutien au Musée Bargoin avait surtout été logistique (acquisition d'une vitrine pour les collections de monnaies, financement de moulages, etc), nous sommes aujourd’hui particulièrement heureux d'avoir pu enfin réaliser ce premier don.

 

 

 

télécharger le fac similé de la notice

consacrée au catalogue trouiller

 

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Deux tapis de prière du Musée Bargoin

29 Septembre 2008, 22:37pm

Publié par AMA

Parmi les tapis de "la Collection" exposés à l’étage du musée Bargoin au département tapis/arts textiles, des tapis de prière invitent à la contemplation. Originaires de Perse (Iran) ou encore d’Anatolie (Turquie), les compositions, les motifs figuratifs ou stylisés, les formes curvilignes ou géométriques, les couleurs et les matières se répondent.


Les tapis de prière représentent une production significative du monde islamique. Ces tapis allient le pratique et le symbolique en isolant le musulman en prière du sol, considéré comme impur, et en orientant la prière du fidèle vers La Mecque. Les cinq prières quotidiennes, un des cinq piliers de l’Islam(1), sont des prières canoniques composées de formules sacramentelles, sourates du Coran, de gestes et de prosternations qui permettent de se ressourcer et de louer Dieu. Elles peuvent être accomplies là où le fidèle se trouve, sur un tapis ou un simple carton, le corps orienté vers la Kaaba.

Il existe de multiples compositions pour les tapis dits "de prière". Le point commun en est la représentation architecturale du Mihrab dans le champ du tapis qui induit un axe de vision privilégié (à la différence des tapis à médaillons pouvant être vus de tous les côtés). Cette reproduction de la niche décorée inscrite dans le mur qibla de chaque mosquée, mur orienté en direction de La Mecque, symbolise la porte vers l’au-delà, vers le Paradis. Portail du ciel, le Mihrab est un refuge, un lieu sacré qui accueille le fidèle, le met en communication avec le divin et le fait accéder à la connaissance. Durant la prière, le fidèle se lève, s’assied, s’agenouille dans l’arche, le front posé toujours au même endroit sur le sommet de l’arc et les mains appuyées aux angles.

Caractéristique de l’Anatolie depuis le XVe siècle, cette composition à niche architecturée a connu une large diffusion dans tout l’Orient entraînant de multiples variations selon les lieux et les époques. La forme du Mihrab, agrémenté ou non de colonnettes, la présence d’une lampe de mosquée (symbole de la lumière divine), de versets du Coran, d’aiguières servant pour les ablutions rituelles ou la représentation d’autres éléments évoquant le Paradis tels que l’arbre de vie, un vase de fleurs, ainsi que la manière dont ils sont figurés, sont autant d’éléments distinctifs permettant de reconnaître telle ou telle origine.

 

 

 

 

 

Tapis de prière Ghiordès, Anatolie (Turquie), fin XVIIIe siècle.

 

Ce Ghiordès présente une niche trapue et carrée en forme de merdivenli (à degrés) encadrée en partie haute et basse d’une "planche"  rectangulaire ornée de motifs stylisés. Sur le pourtour, une bordure çubukli composée de sept rangs ornés de motifs floraux stylisés symbolise les sept marches qui mènent au paradis. Ces éléments sont typiques de la production de la ville de Ghiordès dont le tapis est originaire. La tonalité verte fait allusion à la couleur du drapeau de l’Islam, emblème du Salut pour tout musulman.

 

Tapis

 

de prière Heriz, Perse (Iran), fin XVIIIe siècle (prêt, collection privée).

 

Ce Heriz composé de la succession d’une multitude de nœuds en soie constituant le velours du tapis propose un décor curviligne figuratif, à la différence du Ghiordès aux formes beaucoup plus géométriques et stylisées. La niche finement découpée, comme bordée d’une dentelle, repose ici sur de fines colonnettes. Une lampe de mosquée très détaillée se détache sur le champ d’un bel orange brillant contrastant avec le bleu nuit de la partie supérieure.

 

 

(1) Les cinq piliers de l’Islam sont constitués de la profession de foi Chahada,c’est-à-dire l'attestation de foi de la croyance en Dieu et de la prophétie de Mahomet (témoigner "qu'il n'y a d'autre dieu que Dieu et que Mouhammad est le Messager de Dieu"), la prière (Salat), le jeûne pendant le mois de Ramadan, l’impôt annuel ou aumône (Zakat) et le pèlerinage à La Mecque (Hajj).

 

 

 


 

   Bibliographie sélective

 

ANQUETIL Jacques, Le grand guide du tapis, Hachette, Paris, 1994.

HUYGHE Edith et François-Bernard, Les routes du tapis, collection découvertes Gallimard – Arts, Gallimard, Paris, 2004.

MILANESI Enza (dir.), Les tapis. Tous les styles des origines à nos jours, éditions Solar, Paris, 1993.

Dictionnaire de l’Islam, religion et civilisation, Encyclopedia Universalis, Albin Michel, Paris, 1997.

 

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Mobilier gallo-romain ; réalisation 2006

1 Juin 2006, 15:31pm

Publié par AMA

Ensemble de petit mobilier gallo-romain
moulages en résine d'objets métalliques
 
Musée Bargoin - département d’archéologie
 
 
Les collections du Musée Bargoin renferment un nombre important de petites pièces de mobilier gallo-romain. Malheureusement, pour des raisons évidentes de conservation, elles ne peuvent pas être présentés au public hors des murs de ce musée.
L’AM’A, sur proposition du conservateur, a donc décidé de prendre à sa charge la réalisation d’un certain nombre de moulages, la ville de Clermont en finançant plusieurs autres, en général de plus grande taille.
 
Réalisés en 2006 – financement AM’A.
 

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