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Acquisition 2009

24 Avril 2009, 21:52pm

Publié par AMA

Cuvette-de-bidet--faience-de-Clermont-Ferrand.200-copie-1.jpgL'exposition du MARQ consacrée en 1995-1996 aux faïences de Clermont-Ferrand avait attiré un grand nombre de visiteurs. Beaucoup ont alors découvert cette activité de fabrication de faïences à Clermont au XVIIIe siècle.

 

Depuis, le musée a fait plusieurs acquisitions, parfois très belles, et l'Association des Amis a pu elle aussi, à l'occasion d'une vente aux enchères, contribuer au développement des collections. Bien sûr, la cuvette d'un bidet n'est pas une pièce aussi "noble" qu'une aiguière ou un grand plat de service mais cet achat permet de montrer la variété de la production clermontoise.

 

Alors que le royaume de France connaît  une véritable explosion de manufactures depuis plusieurs décennies, la fabrication de faïence débute à Clermont-Ferrand en 1732 ; l'année suivante, l'affaire déjà moribonde est reprise et renflouée par monsieur de Savignat soutenu par Antoine Joseph Jouvenceau d'Alagnat et les intendants de l'époque, Trudaine puis Rossignol. La fabrique, malgré de nombreuses difficultés financières, poursuit ses activités pendant une vingtaine d'années jusqu'à sa fermeture définitive et la mort de madame Alagnat en 1757. Quelques années plus tard, une tentative de reprise de la fabrication se heurte à nouveau à des difficultés.

 

Quand la manufacture clermontoise commence son activité, les centres de Rouen, Nevers, Moustiers et Montpellier constituent les points de repère pour les faïenciers ; ce sont des ouvriers (peintres, tourneurs, mouleurs) de Montpellier et de Nevers qui viennent amorcer la fabrication clermontoise.

La cuvette de bidet acquise par l'AM'A, faïence stannifère de grand feu, est décorée de rinceaux et de fleurs stylisées en camaïeu de bleu.

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Portrait d'A. Blatin ; acquisition 2007-01

19 Juin 2007, 19:51pm

Publié par AMA

« Portrait d'Antoine Blatin »

par Christophe-Thomas DEGEORGE (1786-1854)
(huile sur toile)
 

  


 

L'artiste :
Elève de Jacques-Louis David à Paris, après avoir été celui de Gault de Saint-Germain à Clermont-Ferrand, Thomas Degeorge commence par placer ses pas dans ceux de son maître. Néoclassique, il est donc en premier lieu un peintre d’histoire. Entre 1806 et 1816 il sera d'ailleurs candidat, à plusieurs reprises, au Prix de Rome de peinture avec des oeuvres comme « Ulysse et Télémaque massacrant les prétendants » ou « Oenone refusant de secourir Paris ».

Installé à Paris il se fait également peintre de scènes religieuses, bénéficiant de commandes publiques, parfois obtenues grâce au soutien du Préfet de la Seine, le Comte de Chabrol. 

 

Guère à l’aise pour peindre des foules, il excelle par contre dans la réalisation de portraits pittoresques à la limite de la scène de genre comme la « Petite glaneuse », le « Petit joueur de fifre » ou « le faucheur et la jeune fille ». En 1810, c'était d'ailleurs avec des portraits, ceux des "Dumaniants" , qu'il débute au salon.

 

Après 1837 Thomas Degeorge se retire en Auvergne. Il vit en réalisant les portraits des notables locaux, ou des personnalités de passage, mais confirme aussi son talent comme peintre des scènes rustiques de la Limagne. Le caractère personnel de sa peinture se fait alors plus évident.

 

De l’école néo-classique il a gardé le souci du détail, en particulier dans le traitement des matériaux. Bien qu’il ne soit pas un peintre de paysage, il fait souvent une petite place à ce genre au sein même de ses compositions, à l’arrière plan, parfois dans le cadre d’une fenêtre. Surtout il est de plus en plus attentif au caractère pittoresque de ses sujets s’inscrivant pour partie dans le courant réaliste que Millet et Courbet mettront bientôt à l’honneur.

 

 

oeuvres du même artistes visibles au MARQ :

* "La petite glaneuse" (peinture)

* "Le Faucheur et la jeune fille" (peinture)

* "Portrait de madame Degeorge" (peinture)

 

autres oeuvres du même artistes visibles en des lieux ouverts au public :

* Eglise paroisiale de St Julien de Coppel (F-63) : "Christ au jardin des oliviers"  (peinture)

* Eglise St Jean St François (F-75, Paris IIIe) : "Christ à la colonne" (peinture)

* Maison de Châteaubriand (F-92, Chatenay-Malabry) : "Portrait de Chateaubriand" (peinture)

 

 

 


 

 

Le sujet :

Fils de Claude Antoine Blatin, premier consul de la juridiction consulaire de Clermont-Ferrand,  Antoine Blatin, né le 4 octobre 1769 à Clermont-Ferrand..

Issu d'une vieille famille de marchands et notables clermontois, il devient le premier adjoint au maire de Clermont-Ferrand en 1815. Le 3 avril 1822 il est désigné comme Maire de cette même ville, fonction qu'il occupera jusqu'en 1830.

Elu conseiller général du Puy-de-Dôme en 1827, il le restera jusqu'en 1846.

Il est connu pour avoir lancé la construction du grand ensemble qu'occupe aujourd'hui l'Hôtel de Ville et créé des cours gratuits de sciences, de dessin et d'architecture.

Il décède le 20 février 1846.

 

Dans ce sobre portrait, il est représenté avec les insignes de chevalier de la Légion d'Honneur tenant les registres des comptes communaux de la ville de Clermont-Ferrand.

 

 

 

 

 

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Cavalier gaulois ; acquisition 2005

7 Mai 2006, 17:12pm

Publié par AMA

« Cavalier gaulois »

par François CHIFFLART (1825-1901)
 
Musée d’Art Roger-Quillot

 

  


 

 

 

L’artiste
 
 Elève de Cogniet, la carrière de François Chifflart promettait d’être brillante. Premier grand prix de Rome de peinture historique en 1851, ses talents étaient vantés par Baudelaire et Victor Hugo dont il était l’ami.
Malheureusement sa révolte permanente contre l’Académie et le pouvoir impérial ne lui permit jamais d’atteindre une notoriété suffisante pour pouvoir vivre de sa peinture. Il fut cependant un grand graveur, maîtrisant parfaitement la technique du noir et blanc.
Le Musée d’Orsay lui a récemment consacré une exposition mettant en évidence les grandes qualités de cette artiste.
 

 

 

 

Quelques œuvres de François Chifflart contenues dans des collections publiques :
* Musée Sandelin (St Omer) : « La pêche miraculeuse » (peinture) ; « Périclès au lit de mort de son fils » (peinture) ;  ; « Les voleurs et l'âne » (peinture)…
* Musée des Beaux-Arts (Valenciennes) : « Paysage avec chasseur » (peinture)
* Musée Magnin (Dijon) : "Paysage d'Italie" (peinture) 
 
Les collections du musée d'Angers et  l'ENSBA contiennent également des peintures de François Chifflart.

 

Beaucoup de ses dessins et un grand nombre de ses gravures sont visibles à l'occasion  des expositions d'arts graphiques de plusieurs musées européens ou américains (San-Francisco, Ottawa, Cambridge, Washington, Cleveland,…).

 

 

 

 

 


 

 
L’œuvre
 
L’œuvre représente un cavalier gaulois dans lequel certains on voulut reconnaître Vercingétorix. Il monte un cheval richement harnaché qui se cabre dans la furie de la bataille. Il porte un étendard rouge et observe les combats qui se déroulent à sa droite.
 
Après avoir consulté la commission scientifique inter-régionale, Mme ROUX, conservateur du MARQ, a proposé à l’AM’A d’acquérir cette œuvre pour compléter les fonds du Musée concernant la représentation des gaulois au XIXe siècle.

 

Acquise en 2005 par l’ AM’A pour le Musée d’Art Roger-Quillot..

 

 

 

 

 

 

 

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